Champion de la Coupe Stanley et lauréat du trophée Jack-Adams, Bruce Cassidy a traversé plusieurs époques du hockey professionnel.
L’entraîneur canadien a vu évoluer le jeu, ainsi que les habitudes et les traditions qui l’entourent. Mais s’il y a une chose à laquelle Cassidy reste attaché, c’est la tradition. Amateur de style classique, il considère toujours le complet comme une partie intégrante de la culture du hockey. De passage au kiosque Surmesur lors de la Clinique Globale des entraîneurs de la NHLCA, il s’est entretenu avec Mike Rainone, styliste à notre salle de montre de Montréal, pour parler de style, de tradition et, bien sûr, de complets.
Un style classique, avec une touche d'or
Cassidy ne cherche pas à compliquer les choses lorsqu’il est question de son style.
« Je suis quelqu’un d’assez simple. J’aime les choses classiques. »
Ses deux dernières équipes dans la LNH, Boston et Vegas, ont toutefois un point en commun qui lui a permis d’ajouter une petite touche personnelle à ses tenues : le doré.
« Boston et Vegas, mes deux dernières équipes, ont toutes les deux du doré dans leurs couleurs. Si je considérais qu’un match contre un rival de division était particulièrement important, je portais mon complet noir avec du doré. »
Une façon discrète de faire un clin d’œil aux couleurs de son équipe, mais aussi de réserver certaines tenues aux matchs qui comptent davantage.
Le complet, un vêtement de travail au hockey
Les codes vestimentaires des joueurs de la LNH se sont assouplis au fil des ans. Pour un traditionaliste comme Cassidy, le complet conserve toutefois une signification particulière. À ses yeux, enfiler un complet avant un match n’est pas simplement une question de style. C’est aussi une façon de passer en mode travail et d’amorcer la préparation qu’exige une soirée de hockey.
Pour lui, enfiler un complet avant un match ne relève pas uniquement du style, le geste marque aussi le passage vers le travail et la préparation qui accompagne une soirée de hockey. Cassidy reconnaît tout de même certains avantages à l’évolution des habitudes, particulièrement lors des entraînements matinaux sur la route : permettre aux joueurs de porter un ensemble sport plutôt qu’un complet lui semble tout à fait logique lorsqu’ils doivent revenir à l’aréna quelques heures plus tard. Le soir du match, toutefois, sa préférence demeure claire : le complet.
L'héritage de Toe Blake et du fedora
Cet attachement dépasse ses propres habitudes. Cassidy se décrit comme quelqu’un de la vieille école qui apprécie l’histoire et la culture du hockey, et lorsqu’il cherche un exemple du style qui l’inspire, il remonte plusieurs générations en arrière.
« Je suis un gars un peu de la vieille école. J’apprécie l’histoire et la culture du hockey. Je me souviens d’avoir regardé Toe Blake avec son fedora à l’époque. Je trouve que c’était vraiment une belle allure. C’est pour ça que j’aime ça : c’est la tradition. »
L’ancien entraîneur des Canadiens de Montréal est indissociable d’une époque où le veston, la cravate et le chapeau faisaient pratiquement partie de l’uniforme derrière le banc. Cassidy avoue même avoir déjà pensé à ramener le fedora.
« Ça fait longtemps que j’ai envie de le faire. Je n’ai simplement jamais eu le cran de me lancer. »
Peut-être faudra-t-il attendre un match de la Classique hivernale pour le voir franchir le pas.
Le style doit aussi s'adapter au banc
La tradition n’empêche toutefois pas de penser au côté pratique. Passer près de trois heures derrière un banc signifie aussi composer avec des environnements très différents d’un aréna à l’autre.
« Il faut s’habiller en fonction de l’environnement. On passe trois heures derrière le banc et certains arénas sont vraiment froids. »
Gilet, chandail sous le veston et autres superpositions peuvent alors devenir nécessaires. Cassidy plaisante même sur la possibilité de pousser l’idée encore plus loin.
« Un de ces jours, je vais peut-être porter un imperméable derrière le banc. »
Une remarque qui résume assez bien son approche : respecter les codes classiques du hockey, tout en adaptant sa tenue aux réalités du métier.
Le complet, une culture qui perdure au hockey
Même si les habitudes changent, Cassidy doute que le complet disparaisse complètement de l’univers du hockey. Selon lui, plusieurs joueurs continuent d’ailleurs d’en posséder un nombre impressionnant.
« Ces gars-là ont probablement tous 25 complets. Alors je leur dis : “Quand allez-vous les porter? Aussi bien les porter pour aller au match.” »
Derrière la boutade se retrouve la même idée qui traverse toute sa vision du style : pour Cassidy, bien s’habiller avant un match fait partie d’une culture transmise d’une génération à l’autre. Les coupes changent, les codes vestimentaires évoluent, les joueurs trouvent de nouvelles façons d’exprimer leur personnalité. Mais pour un gars de la vieille école comme Bruce Cassidy, arriver à l’aréna avec une belle allure demeure une tradition qui mérite d’être conservée.
Vous aimez le style des entraîneurs de la LNH?
Prenez rendez-vous avec un styliste Surmesur pour créer une tenue sur mesure qui vous ressemble.